Quelles sont les catégories psychiatriques concernées : exhibitionnisme, pédophilie, sadisme sexuel, paraphilies ?

Dr Sophie BARON-LAFORET[1]

 

Les catégories diagnostiques psychiatriques sont citées dans les deux classifications internationales que sont la CIM10 et le DSMIV. Cette question du diagnostic est abordée dans la plupart des ouvrages, le plus souvent rapidement, pour ensuite insister sur des hypothèses théoriques fonction de références théoriques diverses, psychanalytiques, cognitives, biologiques…Les tentatives de classifications sont nombreuses faisant peu références aux diagnostics psychiatriques, mais tentant de lier les comportements observés, les modes de relation à la victime...

 

La question posée est celle des diagnostics psychiatriques est à différencier de la question classifications des auteurs de crimes et délits sexuels.

L'important ouvrage de référence de Jocelyn AUBUT(5) et de ses collaborateurs, qui s'intéresse de près à l'évaluation, n'y fait pas allusion. Claude BALIER (6 p19 et 7) rappelle la classification internationale en quelques lignes.  Bernard CORDIER (8) et d'autres auteurs proposent de différencier

-les formes primaires ou chroniques en d'autres termes prévalentes qui sont celles citées dans les classifications internationales

-les formes secondaires où les actes seraient l'expression directe d'un autre trouble mental comme, par exemple, la déficience intellectuelle, la détérioration sénile ou présénile débutante, la schizophrénie, les troubles obsessionnels compulsifs

-et les diagnostiques associés, abus d'alcool par exemple.

Comme souvent les classifications se heurtent à essayer de lier ce que Roland JOUVENT (10) décrit en différenciant les théories de la connaissance, psychanalytique, cognitive, biologique, génétique, et la théorie de la pratique, en terme de descriptions de comportements de faits cliniques. Il faut entendre les classifications diagnostiques psychiatriques actuelles comme des descriptions et accepter qu'observer et décrire n'est pas expliquer. "J'ai observé les symptômes de la folie;….m'attachant aux faits, je les ai rapprochés par leurs affinités, je les raconte tels que je les ai vus, j'ai rarement cherché à les expliquer" Esquirol( cité par R. Jouvent, 10 p69)

 

Il nous faut distinguer nosographie et nosologie :

La nosographie est la classification méthodique des maladies

La nosologie l'étude des caractères distinctifs qui permettent de définir les maladies. La nosologie s'est pourvue peu à peu d'une détermination : reconnaître, identifier et regrouper les symptômes pour comprendre la pathologie. Les diagnostics auxquels nous faisons référence sont issus de la démarche critériologique. du D.S.M. Il ne faudrait pas superposer des descriptions syndrômiques consensuelles, validées statistiquement et des entités pathologiques.

"Une nosologie est toujours une structuration des connaissances et non pas un fait intrinsèque, et que toute classe nosologique est vouée à un démembrement selon les niveaux de descriptions inférieurs".(10) La notion de diagnostic se réfère tantôt à une construction théorique, un savoir, et tantôt à un savoir faire. Le langage du savoir n'est pas analogue du savoir faire…

 

La Classification Internationale des Troubles Mentaux et des Troubles du Comportement dans sa dixième révision, CIM10/ICD10, expose les signes et les symptômes essentiels de chaque trouble, ainsi que certaines caractéristiques associées importantes mais moins spécifiques. "Ces descriptions cliniques et directives pour le diagnostic représentent l'aboutissement d'un travail considérable auquel  ont contribué de nombreux experts de plus de 40 pays. Elles ont fait l'objet de l'une des plus importantes études sur le terrain jamais réalisée dans le domaine du diagnostic psychiatrique. Elles possèdent de ce fait un caractère international unique. "

Les catégories psychiatriques essentielles de la CIM-10 sont dans la catégorie F60-F69, "Troubles de la personnalité et du comportement chez l'adulte". Ils sont considérés comme des "troubles de la préférence sexuelle" F-65.

Les deux diagnostics prépondérants sont l'exhibitionnisme, F65.2, et la pédophilie, F65.4. Sont citées entre guillemets les définitions de la CIM-10.

 

Le Diagnostic and Statistical Manuel of Mental Disorders, D.S.M.IV a également une approche clinique purement descriptive, modèle médical de type catégoriel, les diagnostics reposant sur une liste de critères et évaluations multi-axiales.. Le DSM IV représente le consensus d'experts et le regroupement d'un grand nombre de données empiriques, revues de la littérature, ré-analyses de données cliniques, résultats d'études sur le terrain …L'épidémiologie y a une part importante.  Dans le DSMIV, les diagnostics concernés sont regroupé au chapitre des "Troubles sexuels et Troubles de l'identité sexuelle", dans le paragraphe des Paraphilies. Les diagnostics proposés sont superposables. Je mentionnerai les ajouts du DSMIV après les définitions de la CIM-10.

 

EXHIBITIONNISME  F65.2

 

"Tendance récurrente ou persistante à exposer ses organes génitaux à des étrangers (en général du sexe opposé)  ou à des gens dans des endroits publics, sans désirer ou solliciter un contact plus étroit. Il y a habituellement, mais non constamment, une excitation sexuelle au moment de l'exhibition et l'acte est, en général, suivi d'une masturbation. Les manifestations de cette tendance peuvent se limiter à des moments de crise ou de stress émotionnel puis disparaître pendant des périodes prolongées. "

 

Directives pour le diagnostic

 

"L'exhibitionnisme ne concerne pratiquement que les hétérosexuels masculins s'exhibant dans certains endroits publics, à des adolescentes ou à des femmes adultes, tout en restant à une distance respectable. La vie sexuelle de certains d'entre eux se résume à l'exhibitionnisme. D'autres gardent cette habitude parallèlement à une vie sexuelle conjugale active ; le besoin exhibitionniste devient parfois plus pressant lors des conflits conjugaux. La plupart des exhibitionnistes ressentent leur besoin comme difficile à contrôler et étranger à eux-mêmes. Le fait que le témoin paraisse choqué, effrayé ou impressionné, accroît souvent l'excitation de l'exhibitionniste. "

 

Le D.S.M.IV ajoute deux notions :

-celle du temps, "comportements survenant de façon répétée et intense pendant une période d'au moins 6 mois"

-et celle de souffrance "ces comportements sont à l'origine d'une souffrance cliniquement significative ou d'une altération du fonctionnement social, professionnel ou dans d'autres domaines importants".

 

Des formes dites classiques d'exhibitionnisme ont été décrites comme l'exhibitionnisme de type Lasègue, de type  Garnier, avec onanisme, avec nudisme(rare) et l'exhibitionnisme féminin. . Ces formes classiques précisent les comportements sexuels agressifs de façon descriptive.

 

 PÉDOPHILIE F65.4

 

"Préférence sexuelle pour les enfants, généralement d'âge pré pubère ou au début de la puberté. Certains pédophiles sont uniquement attirés par les filles, d'autres uniquement par les garçons, et d'autres encore par les deux sexes.

La pédophilie est rarement mise en évidence chez les femmes. Les contacts entre adultes et adolescents sexuellement matures sont socialement désapprouvés, en particulier si les participants sont du même sexe, mais ne sont pas nécessairement associés à la pédophilie. Un épisode isolé, notamment si c'est un adolescent lui-même qui a pris l'initiative, ne signe pas la présence d'une tendance persistante ou prédominante, qui est requise pour ce diagnostic. On inclut cependant dans cette catégorie les hommes qui, tout en gardant une préférence pour les partenaires sexuels adultes, se tournent habituellement vers les enfants comme substitut en raison d'une frustration chronique dans leur recherche de contacts appropriés. Les hommes agressant sexuellement leurs propres enfants peuvent agresser aussi d'autres enfants à l'occasion. Dans les deux cas, ce comportement s'apparente à la pédophilie. "

 

Le DSM IV  ajoute les mêmes notions

de durée d'au moins 6 mois des "fantaisies imaginatives sexuellement excitantes ou de comportements"

et de "souffrance cliniquement significative ou d'une altération du fonctionnement social, professionnel ou dans d'autres domaines importants".

De plus il stipule que l'auteur doit être "âgé de 16 ans au moins et a au moins 5 ans de plus que l'enfant."

D'autres catégories diagnostiques peuvent être concernées, c'est le cas en premier lieu du sadomasochisme, du fétichisme, aux quels il faut adjoindre pour être complet les "troubles multiples de la préférence sexuelle" et les "autres troubles de la préférences sexuelle".

 

Le DSM IV exclue de ce diagnostic un sujet en fin d'adolescence qui entretient des relations sexuelles avec une enfant de 12-13 ans et propose de "spécifier" :

-l'attirance sexuelles par les garçons, les filles, ou les filles et les garçons

-si c'est limité à l'inceste

-un type "exclusif (attiré uniquement par les enfants) ou non exclusif.

 

Compte tenu des difficultés à relier théories et pratiques, descriptions et hypothèses, les classifications autres sont très nombreuses. Ces classifications essaient d'élargir la réflexion au-delà du champ de la "préférence sexuelle". Elles prennent en compte la recherche de pouvoir de l'agresseur et ses différentes formes comportementales ou relationnelles (classification de KNIGHT, CARTER et PRENTLY), "l'intention motivationnelle", la compétence sociale de l'auteur, le niveau de violence physique et relationnelle (modèle de GROTH) ou la relation d'objet (VAN GIJSEGHEM). 

André Mc KIBBEN (13) en fait une revue très exhaustive. Il souligne que leur principale carence est l'absence de critères de diagnostics opérationnels, puis l'absence de la fiabilité inter juges. La description des sous types proposés est insuffisamment détaille et repose sur des critères subjectifs. Les modèles, plus que des classifications, sont intéressants sur le plan théorique.

 

Le modèle de GROTH retient comme premier critère le niveau de violence utilisé par l'agresseur. Il différencie deux catégories :

-       l'attentat à la pudeur,. L'agresseur obtient ce qu'il veut de l'enfant par la séduction et la persuasion. Il lui propose une pseudo relation, un pseudo rapprochement affectif.

-       Le viol. L'agresseur utilise les menaces, l'intimidation et (ou) la force physique. L'enfant est le réceptacle de l'hostilité ou du désir de domination, de soumission à l'agresseur.

GROTH différencie ensuite, au sein du concept d'attentat à la pudeur, la fixation et la régression, au sein du concept de viol trois tableaux, colère, puissance et sadisme.

 

KNIGHT, CARTER et PRENTKY ont travaillé sur une population précise, sélectionnant des sujets ayant commis des actes sur des mineurs, excluant les actes incestueux et des sujets ayant également commis des actes sur des adultes. Leur modèle présente une fiabilité statistique. Ils ont établi un modèle sur deux axes :

Axe 1

le degré de fixation : donnant des critères pour évaluer la force des intérêts pédophiles ou de voir jusqu'à quel point les enfants représentent le centre de la vie fantasmatique du sujet; nombre de contacts sexuels, relations continues avec les enfants.

Puis la deuxième décision sur cet axe concerne le niveau de compétence sociale

Axe 2 : la fréquence du contact ave les enfants qui vise à différencier les sujets qui passent beaucoup de temps avec les enfants par opposition à ceux qui n'ont que peu de contacts avec eux, en dehors des contacts sexuels. Il semble s'agir d'une variable importante. Le deuxième niveau de décision, pour des sujets à grande fréquence de contacts, concerne la signification du contact sexuel : signification interpersonnelle et signification narcissique. Les sujets à "faible fréquence de contacts"  font l'objet de deux décisions : la première concerne le niveau de violence et retrouve des critères retenus par GROTH.

André Mc KIBBEN souligne que des critères comme l'abus d'alcool et de drogues, la déficience mentale ou la psychose, à la lumière de procédures statistiques cohérentes se sont révélés comme des "modulateurs" qui peuvent influencer la classification sans la déterminer.

 

 

 SADOMASOCHISME F65.5

 

"Préférence pour une activité sexuelle qui implique douleur, humiliation ou asservissement. Si le sujet préfère être l'objet d'une telle stimulation, on parle de masochisme. S'il préfère en être l'exécutant, il s'agit de sadisme. Souvent un individu parvient à une excitation sexuelle par des comportements à la fois sadiques et masochistes.

Un degré minime de stimulation sadomasochiste est souvent utilisé pour augmenter une activité sexuelle par ailleurs normale. Cette catégorie ne doit être utilisée que si l'activité sadomasochiste est la source la plus importante de la stimulation ou si elle est nécessaire à l'obtention d'une satisfaction sexuelle.

Le sadisme sexuel est parfois difficile à distinguer soit de la cruauté dans des situations sexuelles, soit de la colère sans relation avec l'érotisme. Le diagnostic peut être clairement établi lorsque le violence est nécessaire pour atteindre un état d'excitation érotique. "

 

Le DSMIV différencie Masochisme sexuel et Sadisme sexuel. La notion de temps, durée d'au moins 6 mois des troubles (fantaisies imaginatives impliquant des actes réels) et la notion de souffrance "cliniquement significative" sont nécessaires au diagnostic.

 

Le sadomasochisme peut s'exercer envers un adulte avec consentement et ne pas entrer dans le cadre de la loi, ou être en jeu dans de passages à l'acte d'agressions sexuelles, soit sur mineur, soit entraînant des sévices, une séquestration voire la mort.

 

 

 FETICHISME F65.0

 

"Utilisation d'objets inanimés comme stimulus pour l'excitation et la satisfaction sexuelle. De nombreux fétiches sont des prolongements du corps, comme les vêtements ou les chaussures. Il s'agit également souvent d'une texture particulière comme le caoutchouc, le plastique ou le cuir. Les objets fétiches varient dans leur importance selon les individus. Dans certains cas, ils ne servent qu'à renforcer l'excitation sexuelle, atteinte par ailleurs dans des conditions normales.

Directives pour le diagnostic

On ne doit porter un diagnostic de fétichisme que si le fétiche représente la source la plus importante de la stimulation sexuelle ou s'il est essentiel à l'obtention d'une réponse sexuelle satisfaisante.

Les fantaisies fétichistes sont courantes; elles ne constituent pas en elles-mêmes un trouble sauf quand elles conduisent à des rituels contraignants et inacceptables, perturbant les relations sexuelles et responsables d'une souffrance personnelle.

Le fétichisme concerne presque' exclusivement les hommes."

Le DSMIV reprend les mêmes critères, avec les notions de durée et de souffrance, mais ne retient pas la sur-représentation des hommes.

 

 TROUBLES MULTIPLES DE LA PREFERENCE SEXUELLE F65.6

 

"Parfois une personne présente plusieurs anomalies de la préférence sexuelle sans qu'aucune d'entre elles ne soit au premier plan. L'association la plus fréquente regroupe le fétichisme, le transvestisme et le sadomasochisme."

 

 AUTRES TROUBLES DE LA PREFERENCE SEXUELLE F65.8

 

"Autres types de préférence et d'activité sexuelle, relativement rares, comme le fait de proférer des obscénités au téléphone, de se frotter à autrui dans des endroits publics bondés de monde à la recherche d'une stimulation sexuelle (frotteurisme), …

La nécrophilie doit être notée ici. "

 

TROUBLE DE LA PREFENCE SEXUELLE, SANS PRECISIONS F65.9

 

Il faut alors remarquer , comme le souligne Claude BALIER, que ces descriptions psychiatriques, proches des catégories pénales, ne mentionnent pas le viol entre adultes, s'il n'est pas accompagné de sadisme. Les agressions intra-familiales, incestueuses ne sont pas différenciées dans les classifications internationales de référence.

 

La classification en terme de diagnostic psychiatrique seul semble un moindre repère comparé aux classifications autres, dans les réflexions des professionnels concernés. Les essais de classification orientent vers des critères et des niveaux d'analyse différents, tentant d'intégrer les principaux facteurs associés aux comportements sexuels délictueux L'élaboration de modèles de classification est un processus en cours. Il faut avoir en mémoire qu'un des intérêts premier est l'acquisition d'un langage commun par les intervenants permettant des échanges et des recherches.

 

 

BIBLIOGRAPHIE

 

1.Classification Internationale des Troubles Mentaux et des Troubles du Comportement, Descriptions cliniques et Directives pour le Diagnostic, CIM-10/ICD-10, Organisation Mondiale de la Santé, Masson, 1993.

 

2.American Psychiatric Association-DSMIV, 1996, Manuel diagnostique et statistique des troubles, 4ème édition, Paris Masson.

 

3."Traitement et suivi médical des auteurs de délits et crimes sexuels, rapport pour le ministère de travail  et des affaires sociales, et le ministère de la justice, 1995. Rapporteurs Claude BALIER, Claudine PARAYRE et Colette PARPILLON.

 

4.ALBHERNE T. TYRODE Y. "Législation en santé mentale", Tome IV, pratique médico-éthique, SEDIP Médical, Duphar Upjohn, 1996,p157162.

 

5.AUBUT J. et coll. "Les agresseurs sexuels, Théorie, évaluation et traitement" Les éditions de la chenelière, Montréal, et Maloine Paris, 1993.

 

6.BALIER C. "Psychanalyse des comportements sexuels violents" Le fil rouge, P.U.F.,1996.

 

7.BALIER "Les agressions sexuelles De l'analyse de la pathologie à la mise en place d'une politique française de soins spécifiques" Justice et psychiatrie, sous la direction de C. Louzoun et D. Salas, Erès,1998.

 

8.CORDIER B. "Pédophilies et pédophiles. Ebauche d'une clinique", in Les sévices sexuels sur les enfants, sous la direction de P-F Chanoit et J. de Verbizier, coll. psychiatrie et société, ÉRÈS, 1999 p137-148.

 

9.GRAVIER B. DEVAUD C. "Délinquance sexuelle. Etats des lieux" Nervure, Tome VIII, n°7, oct. 1995, p10-22.

 

10.JOUVENT R. "Pragmatique de la clinique" Psychopathologie et neurosciences, éditions PIL, 2000

 

11.LAMEYRE X. "La criminalité sexuelle", collection dominos, Flammarion, 2000.

 

12.LEPASTIER S. "Evaluation clinique et psychopathologique des conduites sexuelles violentes", Psychiatrie française, vol.XXVIII, 4/97, p57-46.

 

13.McKIBBEN A. "La classification des agresseurs sexuels" in AUBUT J. et coll. "Les agresseurs sexuels, Théorie, évaluation et traitement" Les éditions de la chenelière, Montréal, et Maloine Paris, 1993p58-77.

 

14.THEVENON C. CUCHEVAL E. BRYDEN B. "Psychiatrie publique et délits sexuels : prise en charge d'auteurs d'agressons sexuelles en CMP-CATTP à Tourcoing" in Les sévices sexuels sur les enfants, sous la direction de P-F CHANOIT et J. de VERBIZIER, collection psychiatrie et société, ÉRÈS, 1999, p179-195..

 


 



[1] Psychiatre des hôpitaux - Chef de service C.H. Léon-Jean Grégory 66 301 THUIR

Secrétaire de l’A.R.T.A.A.S.,